Mar 22 2005

Bientôt une AOC pour l'eau de Perrier ?

Une source d’eau minérale peut-elle être menacée de « délocalisation » ? On n’imagine difficilement une source d’eau, un produit du sous-sol français, disparaître soudainement pour réapparaître dans un pays d’Europe de l’Est ou d’Asie du Sud-Est sous prétexte de gains de productivité. Pourtant, le groupe NESTLE, propriétaire de la marque PERRIER et de la source du même nom, a évoqué la possibilité de « produire du Perrier n’importe où dans le monde » soulevant ainsi un tollé dans la région de Vergèze où l’on se mobilise pour protéger sa source d’eau gazeuse. Selon le groupe NESTLE, Perrier serait le nom du créateur de la société et non pas celui de la source. A Vergèze, certains souhaitent l’obtention d’une AOC pour la source Perrier afin de protéger le patrimoine régional. Mais, selon l’INAO, les eaux minérales sont exclues du champ des AOC. Néanmoins, selon M. Norbert OLSAK, professeur au CEIPI de Strasbourg, le décret du 6 juin 1989 (règlementant les eaux minérales) protège déjà la source Perrier puisqu’il contraint d' »utiliser le nom officiel de la source lors de l’embouteillage » de l’eau. Cette affaire illustre la bataille commerciale que se livrent actuellement des géants du secteur de l’agro-alimentaire, tels que NESTLE et THE COCA-COLA COMPANY, pour le contrôle de ce qu’il faut désormais appeler le marché de « l’eau mondiale« , à travers l’exploitation de marques à la renommée internationale. (Source : France 3 – Sud 2/03/2005)

Lien Permanent pour cet article : http://www.voxpi.info/2005/03/22/bientot-une-aoc-pour-perrier/

Mar 21 2005

Deux nouveaux juristes

Le service Marques du Cabinet MEYER & Partenaires est renforcé par deux jeunes juristes diplomés du CEIPI.

Léonard Pirastru Ecaterina Iorgulescu

Deux adjonctions parfaitement opérantes.

Lien Permanent pour cet article : http://www.voxpi.info/2005/03/21/deux-nouveaux-juristes/

Mar 21 2005

Bienvenue

Bienvenue sur Vox PI, le blog du Cabinet MEYER & Partenaires, Conseils en Propriété Industrielle.

Vous trouverez sur ce site des actualités relatives aux aspects juridiques des brevets, marques, dessins et modèles, noms de domaine, bases de données et aux droits d’auteurs.

L’accès à certains articles est réservé à nos clients et nécessite un mot de passe.

Pour suivre la publication de nouveaux articles, vous pouvez vous inscrire pour recevoir des alertes par e-mail.

Vous pouvez également vous abonner :

Lien Permanent pour cet article : http://www.voxpi.info/2005/03/21/bienvenue/

Fév 11 2005

La preuve d’usage…au bon moment !

Une obligation d’usage pèse sur tout titulaire d’une marque, en raison de la fonction même de ce signe qui est de permettre aux consommateurs de distinguer, sur le marché, l’origine des produits et/ou services qu’elle désigne, de celle des autres. En cas de non respect de cette obligation, la sanction encourrue par le titulaire, à l’expiration d’une période de 5 ans de non usage, est le risque de perdre ses droits sur sa marque. Dans le cadre d’une procédure d’opposition communautaire, le déposant attaqué peut ainsi, pour se défendre, demander à l’opposant de démontrer l’usage de la marque antérieure dont il se prévaut, au cours des 5 ans précédant la publication de la demande attaquée. En l’absence d’une telle démonstration, la division d’opposition de l’OHMI pourra considérer l’opposition injustifiée du fait de la déchéance du droit antérieur. Cependant, il faut noter que cette demande de preuve d’usage (permettant d’éventuellement conclure à la déchéance du droit antérieur et de surmonter l’opposition engagée), doit être formulée par le déposant au « bon » moment, c’est-à-dire au cours de la période conflictuelle de la procédure. En d’autres termes, toute demande de preuve d’exploitation de la marque antérieure qui serait adressée par le déposant à l’opposant au cours de la période de « cooling-off », mais à laquelle l’opposant ne répondrait qu’après l’ouverture de la période conflictuelle de la procédure, ne sera pas considérée par l’OHMI comme étant une véritable demande de preuve d’usage de la part du déposant. Et la « réponse » de l’opposant (faite pendant la période conflictuelle) sera au contraire interprétée comme une présentation « spontanée » de preuves d’usage de la marque fondant l’opposition. La division d’opposition de l’OHMI, n’étant pas informée de la demande initiale du déposant, n’en examinera même pas la teneur. En conséquence, pour que la demande de preuve d’usage formulée par le déposant soit prise en compte et que la question de l’usage de la marque antérieure soit examinée par la division d’opposition de l’OHMI, il faudra que le déposant renouvelle sa demande au cours de la période conflictuelle de la procédure. A défaut, et même si les éléments présentés « spontanément » par l’opposant ne démontrent pas l’usage sérieux de la marque antérieure, la division d’opposition de l’OHMI se contentera d’examiner les marques en conflit in abstracto et le déposant de se faire piéger… Le moment de la demande de preuve d’usage est donc essentiel pour le déposant tentant de surmonter une procédure d’opposition communautaire. Ainsi, comme en amour, le plus prompt à faire sa demande ne sera pas récompensé s’il ne la renouvelle pas au « bon » moment…

Lien Permanent pour cet article : http://www.voxpi.info/2005/02/11/la-preuve-dusageau-bon-moment/